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Soutien à Julian Assange et à Chelsea Manning Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
 
Cette page a été créée par l'Adetra le 25 février 2016, avec initialement des publications régulières sur les grands accords de libre-échange, dont en particulier l'accord TISA sur lequel l'Adetra a travaillé entre 2014 et 2016. Des ONGs et faîtières syndicales nationales et internationales ont pu travailler sur TISA grâce aux documents secrets révélés par WikiLeaks sur ces accords de libre-échange qui nous concernent tous !
Depuis 2019, l'Adetra a décidé de soutenir Julian Assange et Chelsea Manning pour leur travail immensément courageux et remarquable, au service de l'Humanité !
 
Page mise à jour le 12 février 2020

 

  Justice et Libération immédiate et inconditionnelle pour Julian Assange & Chelsea Manning ! ♥ ♥  ♥  ♥   

Défenseurs des droits humains et prisonniers politiques !

  

Certes, peut-être pensez-vous, mais pourquoi dépenser autant d’énergie pour Assange, alors que d’innombrables personnes sont torturées partout dans le monde ?
Parce qu’il ne s’agit pas seulement de protéger Assange, mais d’empêcher un précédent susceptible de sceller le sort de la démocratie occidentale. Car lorsque dire la vérité est un crime alors que les puissants jouissent de l’impunité, il est trop tard pour corriger le tir. Nous aurons cédé notre voix à la censure et notre destin à la tyrannie incontrôlée.

Nils Melzer
Rapporteur spécial de l’ONU sur la torture

 

RECENTES NOUVELLES 2020

 

Julian Assange - Nils Melzer

SUISSE. Le 11 février 2020. L'affaire Julian Assange parvient au niveau fédéral. Au cours de la session de printemps, le Rapporteur spécial de l'ONU sur la torture, Nils Melzer, cherchera personnellement à échanger directement avec les députés au Parlement fédéral, comme le rapporte le "Blick". Les conseillers nationaux Cédric Wermuth (PS) et Balthasar Glättli (Verts) ont fixé la date du 11 mars. Wermuth a déclaré qu'il n'était pas seulement concerné par le cas spécifique d'Assange. "Il s'agit essentiellement de traiter de valeurs telles que l'état de droit et la liberté de la presse." Ils ont déjà reçu beaucoup de commentaires de la part des parlementaires qui semblent très intéressés. https://www.blick.ch/news/politik/wikileaks-gruender-in-isolationshaft-der-fall-assange-erreicht-bundesbern-id15740250.html

 
  
Julian Assange - Media allemand ZDF

Le 6 février 2020. La Zweites Deutsches Fernsehen (ZDF), deuxième chaîne de télévision publique fédérale allemande présente un interview avec le Rapporteur spécial de l'ONU sur la torture, Nils Melzer. L'affaire Assange : le rapporteur spécial de l'ONU voit une conspiration menée contre le fondateur de Wikileaks https://www.youtube.com/watch?v=50zQG6yPY58

     

Julian Assange - Nils Melzer

Le 6 février 2020. Le rapporteur spécial de l'ONU sur la torture, Nils Melzer, révèle les tentatives du gouvernement britannique d'entraver sa défense d'Assange ! https://www.wsws.org/fr/articles/2020/02/06/nmel-f06.html

 
En complément : Le 7 février 2020. La réunion à Londres du mardi 4 février «Pas d'extradition d’Assange» : les enjeux politiques
https://www.wsws.org/fr/articles/2020/02/07/assa-f07.html

 

Julian Assange - Berlin 

Berlin. Le 6 février, 130 personnes du secteur public, dont 10 ex-ministres fédéraux, et 4 organisations adressent un Appel au Royaume-Uni pour la vie et la libération de Julian Assange https://twitter.com/Ruptly/status/1225506949413818368

 

Julian Assange

Voici des informations étonnantes et intéressantes sur le site citoyen WikiJustice : https://www.facebook.com/pages/category/News---Media-Website/WikiJustice-Julian-Assange-330001054302882/

Note de l'Adetra du 31 janvier : En soutenant des mouvements opposés au Président ukrainien pro-russe, Soros ne pouvait certainement pas savoir que cela profiterait aussi à des mouvements d'extrême-droite, ayant lui-même échappé à la Shoah en tant que juif de Hongrie. Il n'empêche qu'il est un cynique financier qui cherche à redorer son image par de la philanthropie

 

Julian Assange

Le 28 janvier 2020. L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a appelé les Etats membres à s’opposer à l’extradition du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, vers les Etats-Unis, et à décider qu’il "doit être rapidement libéré" https://www.legrandsoir.info/l-assemblee-parlementaire-du-conseil-de-l-europe-demande-la-liberation-rapide-d-assange.html
L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) regroupe 648 membres représentant les 47 parlements nationaux.
Le Conseil de l'Europe ne fait pas partie de l'Union européenne.

Note de l'Adetra : Nous adressons tous nos remerciements à M. Viktor Dedaj pour son important travail de traduction, avec des articles et interviews publiés sur son site Le Grand Soir 

 

Julian Assange

Yell Le 25 janvier 2020. Alors que les dates des audiences d’extradition sont fixées, le ministère américain de la Justice affirme qu’Assange n’a aucun droit au Premier Amendement https://www.wsws.org/fr/articles/2020/01/25/asng-j25.html

Le Premier Amendement de la Constitution américaine consacre la liberté d'expression

Le 4 janvier 2020. Tribune de Bob Carr, ex-ministre australien des Affaires étrangères, extrait :

Quand on voit Assange enchaîné, escorté à travers un aérodrome britannique dans un avion de la CIA pour aller en Virginie. Là, il sera jugé, en partie en secret, avec une forte probabilité d'être condamné à 175 ans de prison dans un isolement extrême, aussi proche de la peine de mort qu'on puisse l'imaginer. En fait, la peine de mort. Quoi qu'Assange ait fait [publié] entre 2010-2011, ce n'était pas de l'espionnage, et il n'est pas citoyen américain. Ses actions ont eu lieu en dehors des États-Unis. En vertu de ce précédent, toute personne, où qu'elle se trouve, qui publie quoi que ce soit que l'État américain considère comme secret pourrait être poursuivie en vertu de la loi américaine sur l'espionnage, et offerte à la gueule de son système judiciaire notoirement cruel.

Les diplomates américains parlent amèrement des vies perdues parce qu'Assange aurait divulgué des documents non expurgés. Mais lors du procès de Chelsea Manning en 2013, il a été demandé à un général de brigade américain du contre-espionnage de désigner les victimes causées par les fuites. Il a d'abord dit qu'il en connaissait un, un Afghan. Plus tard, il a dû se rétracter et dire qu'il n'y en avait pas. Le porte-parole du Pentagone Geoff Morrell avait déclaré en 2010 "qu'il n'y avait aucune preuve que quelqu'un avait été tué à cause des fuites".

En 2010, un groupe de travail du ministère australien de la Défense a conclu que WikiLeaks n'avait pas révélé de détails importants sur les incidents opérationnels impliquant des Australiens au-delà de ceux déjà rendus publics.

Plus importante que la punition d'Assange devrait être la protection de la liberté des médias, résumée dans une réalisation américaine héroïque : le Premier Amendement de sa Constitution consacrant la liberté d'expression. Le matériel de WikiLeaks n'est pas différent en principe des documents du Pentagone divulgués en 1971 par Daniel Ellsberg. Quelqu'un pourrait-il soutenir aujourd'hui que nous ne méritons pas de savoir comment deux présidents américains ont maintenu la guerre du Vietnam après avoir été informés qu'elle ne pouvait pas être gagnée ? La Cour suprême des États-Unis a confirmé le droit du Premier Amendement de publier le matériel (un drame de liberté d'impression capturé dans le film émouvant The Post avec Meryl Streep jouant l'éditrice Katharine Graham et Tom Hanks comme éditeur Ben Bradlee). https://www.smh.com.au/world/europe/an-issue-of-freedom-us-treatment-of-assange-risks-souring-alliance-20200101-p53o6x.html

 

Le 26 novembre 2019. M. Kevin Michael Rudd, ex-Premier ministre d'Australie, a déclaré dans une lettre adressée au Bring Julian Assange Home Queensland Network, vue par The Age et The Sydney Morning Herald, qu'il ne voyait pas la différence entre M. Assange et les éditeurs de nombreux médias américains qui ont rapporté les informations qui leur avait été fournies.

"Si [les procureurs américains] estiment que M. Assange a enfreint la loi en obtenant et en divulguant des informations secrètes, alors je me demande ce qui le distingue de tout journaliste qui sollicite, obtient et publie de telles informations".

"En d'autres termes, pourquoi M. Assange devrait-il être jugé, condamné et incarcéré alors que ceux qui ont rendu publiques ces informations bénéficient d'une protection en vertu des dispositions de la Constitution américaine concernant la liberté de la presse ?" https://www.smh.com.au/politics/federal/rudd-says-assange-faces-unacceptable-and-disproportionate-punishment-20191125-p53duj.html

 

La position de James C. Goodale, l'un des avocats les plus éminents et les plus respectés aux États-Unis. Il a été vice-président et avocat en chef du New York Times, puis vice-président du Times. Il est un avocat célèbre pour le Premier Amendement

En complément :

Le 11 décembre 2019. Interview du Rapporteur spécial de l'ONU sur la torture, Nils melzer, extrait :

En réalité, cependant, nous sommes devenus des démocraties de beau temps, dont les institutions étatiques cessent de fonctionner dans des situations critiques parce qu’elles ne se surveillent plus les unes les autres. Toutefois, il est absolument crucial pour la protection de l’État de droit que le pouvoir judiciaire et le parlement surveillent le gouvernement et interviennent en cas d’abus de pouvoir. Ils doivent demander des comptes aux politiciens et aux autorités. Cela ne fonctionne plus aujourd’hui, surtout lorsque les intérêts fondamentaux de l’Establishment économique et politique sont en jeu.

En théorie, les médias sont le quatrième pouvoir dans l'État, qui sont censés observer de l'extérieur dans quelle mesure la séparation des pouvoirs, en fait, fonctionne et s'ils doivent sonner l'alarme. Mais les médias grand public ne le font plus parce qu'ils font eux-mêmes partie de l'Establishment. Ils en profitent, ils en dépendent.

Il en va de même pour de nombreuses grandes organisations de défense des droits de l’homme. Au moins dans une certaine mesure, on a l’impression qu’ils font aussi partie de l’Establishment. Des dons importants de l’État les soutiennent. Ils ne sont donc prêts ni à prendre beaucoup de risques ni à prendre des positions inconfortables qui pourraient, avant tout, leur coûter de l’argent.

Dans ce contexte, dans la mesure où le contrôle des pouvoirs de l’État n’existe plus, ni par les institutions politiques, ni par les médias
[*], une organisation comme WikiLeaks émerge qui tente d’assumer ces fonctions. C’est aussi logique qu’essentiel pour le fonctionnement de la démocratie, de l’État de droit et de la politique d’État. https://www.wsws.org/fr/articles/2019/12/11/mlzr-d11.html

* Note de l'Adetra : ni par de nombreuses ONGs et faîtières syndicales nationales et internationales, comme nous le savons pour avoir travaillé activement sur l'accord de libre-échange TISA pendant 2 ans.


@CraigMurrayOrg
24 janv.

Une histoire vraiment inspirante. Julian est finalement libéré de l'isolement à Belmarsh parce que les autres prisonniers de la prison ont été consternés par son traitement et ont pris des mesures en sa faveur. Une petite victoire pour les fondements de l'humanité - et il a fallu des criminels pour l'enseigner à l'État britannique.


Pour rappel, le 19 novembre 2019, la machination suédoise s'effondrait !

  • Le 25 novembre 2019, le rapporteur spécial de l'ONU révèle le coup monté organisé par la Suède envers Assange: https://www.wsws.org/fr/articles/2019/11/25/asan-n25.html
    Une lettre officielle adressée au gouvernement suédois par le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, Nils Melzer, décrit en détail la campagne menée depuis neuf ans par la justice et l'État suédois pour diffamer Julian Assange, l'éditeur de WikiLeaks, et le dépeindre comme un délinquant sexuel et le priver de ses droits juridiques et démocratiques fondamentaux.

 

Julian Assange

Violation du droit à un procès équitable - Conflits d'intérêts chez certains magistrats !
Audience du 13 janvier 2020

  • Le 18 janvier 2020. Interview de Maître Annemie Schaus, professeur à la Faculté de droit et de criminologie de l'Université libre de Bruxelles, et avocate au barreau de Bruxelles. Elle a été successivement directrice du Centre de droit public, puis doyenne de la faculté et vice-rectrice à la politique académique de l'université. Elle fait partie de l'équipe de défense de Julian Assange, pour les aspects droits de l'homme, protégés par la Convention européenne des droits de l'homme. https://www.youtube.com/watch?v=xlpTqE8kALI&feature=emb_share&app=desktop
  • Le 15 janvier 2020. Article d'Eric London et Thomas Scripps paru sur le site du WSWS suite à l'audience du 13 janvier : La chasse aux sorcières internationale contre Julian Assange : "La procédure contre le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, au tribunal de première instance de Westminster, à Londres, est une parodie de justice. Cette machination entachera à jamais les gouvernements des États-Unis, du Royaume-Uni, de l’Australie, de la Suède et de l’Équateur, ainsi que tous les individus impliqués." https://www.wsws.org/fr/articles/2020/01/15/pers-j15.html

 

Julian Assange - droits de l'homme

Paris, le 7 janvier 2020. Voici une excellente nouvelle, la Fédération internationale pour les droits humains et son organisation membre en France la Ligue des droits de l’Homme ont adressé une Lettre ouverte à l'ambassadeur de Grande-Bretagne en France en soutien à Julian Assange ! https://www.ldh-france.org/lettre-ouverte-a-lattention-de-lambassadeur-de-grande-bretagne-en-france-concernant-la-situation-de-monsieur-julian-assange/

 

Julian Assange - La responsabilité de l'Etat pour la torture de Julian Assange

Le 27 novembre 2019. Discours de Nils Melzer, Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, devant le Bundestag allemand à Berlin (à partir de la traduction anglaise) https://www.legrandsoir.info/la-responsabilite-de-l-etat-pour-la-torture-de-julian-assange-medium.html

 

Julian Assange & Chelsea Manning

Le 31 décembre 2019. Publication du Rapporteur spécial de l'ONU sur la torture, Nils Melzer, sur son compte Twitter: "Ma lettre du 29 octobre 2019 au gouvernement #UK, détaillant les graves violations des procédures, exprimant mon inquiétude concernant les conditions de détention et la santé de #Assange, réitérant mes questions et appelant à sa libération rapide." https://twitter.com/NilsMelzer/status/1211812961737740289

Lien direct de Nils Melzer vers sa lettre (60 jours et aucune réponse) : http://bit.ly/2ZCygWA

Traduction française par Dom Lore :
https://www.facebook.com/notes/toute-la-avec-assange-french-action-4-assange/mandat-de-nils-melzer-au-gouvernement-britannique-29-octobre-2019/2485678531530869/

Le 31 décembre 2019. Publication du Rapporteur spécial de l'ONU sur la torture, Nils Melzer, sur son compte Twitter : "Ma lettre officielle du 1er novembre 2019 au #USGovt expliquant pourquoi la détention continue de  @xychelsea [Chelsea Manning] n'est pas une sanction légale mais une mesure coercitive de durée progressive, sévère et illimitée équivalant à de la torture, doit être interrompue et abolie sans délai". http://bit.ly/2ZAn10Y

 

Julian Assange & Chelsea Manning

Le 5 janvier 2019, note de l'Adetra : Nous condamnons sans réserve la conspiration politique menée par divers Etats criminels contre Julian Assange et Chelsea Manning, leur détention illégale, et depuis quelques mois, la torture à mort infligée à Julian Assange !

Nous contestons absolument le retrait d'autres Etats - tel l'Etat Suisse -, qui sous des prétextes divers ont refusé, jusqu'à présent, de soutenir ces deux grands défenseurs des droits humains. 
Leur Silence vaut participation à la persécution d'Etat !

Dans ce dossier, tant l'Etat Suisse que la Suède ont oublié qu'ils doivent assumer leur neutralité, et par conséquent ne pas se soumettre au diktat des grandes puissances, en l’occurrence des Etats-Unis et du Royaume-Uni. La Suisse a le devoir de respecter son rôle de protection des Conventions de Genève qui s'appliquent précisément à Julian Assange, dont l'état de santé nécessite un droit d'asile humanitaire en Suisse afin qu'il puisse bénéficier d'une hospitalisation d'urgence.

L'exemple de l'Islande montre qu'il est possible d'affirmer une position de neutralité face au diktat des grandes puissances. https://www.youtube.com/watch?v=CmPQY7cXOIg   et  https://www.zeit-fragen.ch/fr/archives/2019/n-25-25-novembre-2019/le-silence-cest-la-participation.html

Le 30 décembre 2019 Julian Assange «meurt à petit feu» et «est souvent sous sédatif» à la prison de Belmarsh

 

Déclaration mondiale de 1100 journalistes en soutien à Julian Assange 

Le 13 janvier 2020, 1100 journalistes ont déjà signé une Déclaration mondiale pour défendre Julian Assange, avec les signatures de 86 journalistes suisses : https://speak-up-for-assange.org/des-journalistes-prennent-la-defense-de-julian-assange/

La liste des journalistes signataires : https://speak-up-for-assange.org/signatures/
Seuls les journalistes, les organisations et les personnes exerçant des fonctions liées au journalisme - chroniqueurs/commentateurs, rédacteurs en chef, photographes, cameramen et camerawomen, producteurs et éditeurs de médias, documentalistes, lanceurs d'alerte, professeurs/formateurs en journalisme ou universitaires effectuant des recherches sur le journalisme et les médias, représentants d'organisations de journalisme, y compris les syndicats de journalistes, et d'ONG qui défendent la liberté de la presse et travaillent à la défense des dénonciateurs, des droits numériques, de la transparence et d'autres rôles similaires - peuvent signer cet Appel. Merci !

La déclaration comprend une citation du Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, Nils Melzer, qui a enquêté sur cette affaire (juin 2019) :
«J’ai finalement compris que j’avais été aveuglé par la propagande et qu’on avait systématiquement calomnié Assange afin de détourner l’attention du public des crimes qu’il avait révélés. Une fois déshumanisé par l’isolement, le dénigrement et la honte, exactement comme les sorcières que l’on brûlait sur le bûcher, il était aisé de le priver de ses droits fondamentaux sans soulever l’indignation du monde entier. C’est ainsi qu’un précédent juridique est en train de se créer, par l’arrière-boutique de notre propre complaisance, qui pourra et qui sera identiquement appliqué à l’avenir aux révélations du Guardian, du New York Times et d’ABC News».

 
 
Julian Assange - Mexique

Le 3 janvier 2020. Le président mexicain demande la libération de Julian Assange S’exprimant lors d’une conférence de presse à Mexico vendredi 3 janvier, le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador a demandé que le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, soit «gracié et libéré» de la prison britannique. Il a demandé que l’on mette fin à la «torture» d’Assange


Julian Assange - Australie

Le 4 janvier 2020. Tribune de Bob Carr, ancien ministre australien des Affaires étrangères :
"Quoi qu'Assange ait fait [publié] entre 2010-2011, ce n'était pas de l'espionnage, et il n'est pas citoyen américain. Ses actions ont eu lieu en dehors des États-Unis. En vertu de ce précédent, toute personne, où qu'elle se trouve, qui publie quoi que ce soit que l'État américain considère comme secret pourrait être poursuivie en vertu de la loi américaine sur l'espionnage, et offerte à la gueule de son système judiciaire notoirement cruel.
Les diplomates américains parlent sombrement de vies perdues parce qu'Assange aurait divulgué des documents non expurgés. Mais lors du procès de Chelsea Manning en 2013, il a été demandé à un général de brigade américain du contre-espionnage de désigner les victimes causées par les fuites. Il a d'abord dit qu'il en connaissait un, un Afghan. Plus tard, il a dû se rétracter et dire qu'il n'y en avait pas.
Le porte-parole du Pentagone Geoff Morrell avait déclaré en 2010 : "qu'il n'y avait aucune preuve que quelqu'un avait été tué à cause des fuites" ". https://www.smh.com.au/world/europe/an-issue-of-freedom-us-treatment-of-assange-risks-souring-alliance-20200101-p53o6x.html

 

Julian Assange - Suisse

Pour rappel : SOUTIENS A JULIAN ASSANGE

  • Le 24 juin 2019, tribune présentée par Horizons et Débats. Son auteure Karen U. Kwiatkowski, lieutenant colonel de l’US Air Force, a obtenu une maîtrise en Administration publique à la Harvard University, un Master of Science en Science Management à l’Université de l’Alaska et a fait son doctorat en World Politics à l’Université catholique d’Amérique à Washington DC. Elle commence sa carrière militaire en 1982 en Alaska, suivie de missions en Espagne et en Italie. Puis, elle intègre la NSA, le service de renseignement interne, où elle devient finalement rédactrice des discours du directeur. En 1998, elle est analyste au Pentagone, d’abord pour la région subsaharienne, entre 2002 et 2003 pour le Moyen-Orient et l’Asie du Sud (NESA). Là, elle observe comment, sous l’influence des néoconservateurs, l’Office for Special Plans au sein de la NESA déforme et censure les informations pour mieux justifier la guerre contre l’Irak. Ne voulant pas soutenir ces activités, elle démissionne en 2003. Par la suite, d’autres agents du renseignement confirment ses révélations. Selon les explications données à un journaliste du journal Die Zeit, elle voulait qu’«autant de personnes que possible comprennent à quel point la démocratie est vulnérable». Karen Kwiatkowski fait partie des membres fondateurs des Veterans Intelligence Professionals for Sanity (VIPS). Actuellement, elle vit avec sa famille dans une ferme en Virgine : https://www.zeit-fragen.ch/fr/archives/2019/n-14-24-juin-2019/avec-son-procede-de-traitement-contre-julian-assange-lamerique-creuse-sa-propre-tombe.html
  • Lors de la conférence du 14 novembre organisée par le groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE/NGL) au Parlement européen, M. Anthony Bellanger, secrétaire général de la Fédération Internationale des Journalistes FIJ*, a souligné que : "Nous considérons que l'arrestation de #JulianAssange, membre de @withMEAA**, constitue une attaque à la liberté de la presse et au droit international. Car son seul crime a été de dénoncer les malversations et les atrocités commises en Irak et en Afghanistan." "Son arrestation constitue une attaque à la liberté de la presse, au droit international et au droit d'asile car il n'a fait que divulguer la vérité. La diffusion de documents ou d’informations d’intérêt public ne peuvent être considérée comme un délit." https://twitter.com/IFJGlobal/status/1194913542815834114

    *La Fédération Internationale des Journalistes est une fédération syndicale internationale qui rassemble plus de 600'000 professionnels des médias dans 187 syndicats et organisations dans 146 pays du monde. Elle est membre associée de l'Unesco et représente les journalistes auprès des Nations Unies depuis 1953.

    **MEAA : Media, Entertainment & Arts Alliance est l’organisation syndicale et professionnelle australienne qui couvre les industries des médias, du divertissement, du sport et des arts.

Le 26 juin 2019, Nils Melzer, Rapporteur de l'ONU sur la torture, avait écrit une tribune libre intitulée : "Démasquer la torture de Julian Assange".

Il l'avait notamment présentée à : The Guardian (UK), The Times (UK), le Financial Times (UK), le Sydney Morning Herald (Australie), l'Australian, le Canberra Times (Australie), le Telegraph (UK), le New York Times (USA), le Washington Post (USA), le Newsweek (USA) et la Fondation Thomson Reuters (Réseau mondial d’information). Tous ont refusé de la publier. Les avis de fin de non-recevoir ne font que confirmer l’opposition unie et continue des médias grand public privés et d’États contre un éditeur qui a dévoilé des preuves de crimes de guerre commis par les États-Unis en Irak et en Afghanistan. https://www.legrandsoir.info/demasquer-la-torture-de-julian-assange-medium.html

Tribune en anglais : https://medium.com/@njmelzer/demasking-the-torture-of-julian-assange-b252ffdcb768

"Au bout du compte, j'ai finalement compris que j'avais été aveuglé par la propagande et qu'Assange avait été systématiquement calomnié pour détourner l'attention des crimes qu'il avait dénoncés. Une fois déshumanisé par isolement, ridicule et honte, tout comme les sorcières que nous brûlions sur le bûcher, il était facile de le priver de ses droits les plus fondamentaux sans provoquer l'indignation publique dans le monde entier. Et ainsi, un précédent juridique est en train d'être créé, à travers la porte dérobée de notre propre complaisance, qui à l'avenir pourra et sera également appliquée aux divulgations du Guardian, du New York Times et d’ABC News."

Les D-Notices sont des avertissements aux médias de ne pas publier certaines informations censées protéger la Sécurité nationale, mais que de nombreux journalistes considèrent comme une tentative de les bâillonner, et de d'empêcher le public d'accéder à des informations importantes.

 

JULIAN ASSANGE - Prise de position de Reporters sans frontières (RSF)

Bien que tardive, voici néanmoins une excellente nouvelle : le 24 décembre, Reporters sans frontières a pris publiquement position pour soutenir Julian Assange : Reporters sans frontières (RSF) s'inquiète des informations selon lesquelles l'état de santé du fondateur de Wikileaks, Julian Assange, s'est détérioré en détention, et demande sa libération immédiate pour des raisons humanitaires. RSF condamne le fait que Julian Assange continue d'être pris pour cible en raison de ses activités de type journalistique, ce qui constitue un dangereux précédent. https://rsf.org/en/news/two-months-assanges-extradition-hearing-rsf-calls-his-release-humanitarian-grounds-and-us-espionage
Traduction google :
http://www.adetra.org/index.php?option=com_content&task=view&id=80&Itemid=35&mosmsg=Merci+pour+votre+proposition.+Votre+proposition+sera+v%E9rifi%E9e++avant+d%27%EAtre+publi%E9e+sur+le+site.

  • Dans la déclaration de RSF, nous relevons l'importance d'un journalisme d'investigation réalisé dans l'intérêt public: A ce sujet, le 12 avril 2019, Mme Gabi Zimmer, présidente de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique et eurodéputée, déclarait : Lorsqu'un journaliste ou un dénonciateur découvre des secrets d'Etat qui sont dans l'intérêt public, il ne devrait pas être poursuivi pour son acte de service public.
    Elle ajoute : Le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, avait dénoncé les atrocités commises par les Etats-Unis en Irak. Mais au moment où Assange fait face au système judiciaire britannique et à la menace d'extradition vers les États-Unis, les individus qui ont commis les crimes de guerre qu'Assange a exposés n'ont jamais été jugés. https://www.guengl.eu/statement-on-julian-assanges-arrest-by-uk-authorities/

  • LES CALOMNIES À L'ENCONTRE DE JULIAN ASSANGE S'ESTOMPENT ALORS QUE LES TÉMOINS DE WIKILEAKS ADMETTENT QU'IL N'ÉTAIT PAS IMPRUDENT, QU'IL PROTÉGEAIT LES INFORMATEURS ! Le journaliste d'investigation Mark Davis, lauréat du prix Walkley en 1998, a déclaré que les affirmations des journalistes du Guardian selon lesquelles M. Assange avait une attitude impitoyable à l'égard des informateurs américains et d'autres personnes susceptibles d'avoir été lésées par la publication du document étaient des "mensonges" : http://www.adetra.org/index.php?option=com_content&task=view&id=74&Itemid=35&mosmsg=Publication+sauvegard%E9e+avec+succ%E8s.

Nota bene : le site Wikileaks, créé par Julian Assange, s'est vu décerner le prix Walkley de la meilleure contribution au journalisme 2011 : https://www.lexpress.fr/actualite/societe/wikileaks-recoit-le-prix-walkley-de-la-meilleure-contribution-au-journalisme_1055696.html
Pour son travail, Julian Assange a non seulement reçu le prix Walkley, mais aussi le prix Martha Gellhorn pour le journalisme, le prix de l’
Economiste pour les nouveaux médias, le prix Amnesty International pour les nouveaux médias, et d'autres prix.
La Haute Cour du Royaume-Uni dans sa décision du 2 novembre 2011, a décrit Julian Assange comme « un journaliste, bien connu par son opération de WikiLeaks» (cf. première ligne de la décision).
http://www.gdr-elsj.eu/wp-content/uploads/2012/06/High-Court-2-Novembre-2011-assange-approved-judgment-1.pdf

 

Intervention auprès d'un cardinal pour la libération de Julian Assange

Le 26 décembre 2019. L'Adetra vous informe que l'un de ses membres a contacté l'un de ses amis, un cardinal, lequel a transmis un message au Pape François lui demandant d'intercéder pour la libération de Julian Assange !

Il faut que Julian Assange puisse sortir de la prison de Belmarsh dans les meilleurs délais, compte tenu notamment de son très grave état de santé !

En complément :

 
WISE Up Action - Un réseau de solidarité pour Manning et Assange

Le 19 décembre 2019, une audience de gestion de cas a eu lieu à Londres pour le fondateur de WikiLeaks emprisonné, Julian Assange, qui s'est présenté par liaison vidéo à la prison de Belmarsh. La juge de district Vanessa Baraitser a confirmé que l'audience d'extradition complète de Julian Assange commencera le 24 février 2020, mais qu'elle se déroulera désormais sur trois ou quatre semaines au lieu des cinq jours prévus initialement. Vidéos et photos : https://wiseupaction.info/2019/12/21/julian-assange-case-management-hearing-in-westminster-magistrates-court-19-12-2019-videos-and-photos/

Note du 22 décembre de l'Adetra : Le témoignage du 21 octobre de l'ex-ambassadeur de Grande-Bretagne, Craig Murray, relatant la participation active de hauts fonctionnaires américains à l'audience du 21 octobre, n'est sans doute pas étranger à la décision annoncée par la juge Vanessa Baraitser. https://www.legrandsoir.info/assange-au-tribunal-21-octobre-2019.html  Le monde regarde les abus de droit et de pouvoir commis depuis 2010 par l'Etat britannique - sous la houlette du gouvernement américain - à l'encontre de Julian Assange ! 

Le rôle joué par les gouvernements britanniques et suédois dans l'enquête suédoise :

  • Bien qu’elle ait toujours été bien loin d’une inculpation, l’enquête suédoise a été utilisée pour entraîner Assange dans le système judiciaire et a été le principal mécanisme pour faire exécuter sa détention arbitraire.
    C’est le soutien de la Grande-Bretagne à la demande sans précédent de la Suède d’extrader Assange, seulement pour "répondre à des questions", qui a forcé Assange à demander l’asile politique à l’ambassade d’Équateur à Londres en 2012. L’affaire suédoise a fourni la justification bidon du siège de l’ambassade par la Grande-Bretagne, et de ses menaces d’arrestation d’Assange s’il mettait les pieds à l’extérieur du bâtiment.
    https://www.wsws.org/fr/articles/2019/11/21/pers-n21.html

Remerciements de l'Adetra : nous remercions beaucoup Le Grand soir pour ses diverses traductions - dont la tribune de Craig Murray -, et le site WSWS pour ses articles !

 

Julian Assange & Chelsea Manning


Rassemblement de soutien à Genève et Appel lancé par Solidarités sans frontières

L'association Solidarités sans frontières a organisé un rassemblement de soutien à Julian Assange qui a eu lieu à Genève le jeudi 19 décembre à 12h à la Place des Nations devant l'ONU. Le rassemblement s'est très bien passé. 6-7 médias étaient présents, dont un média bâlois indépendant. Parmi les intervenants, une conseillère municipale Verte, un député Vert, un député socialiste et un député d'Ensemble à gauche ont pris la parole.