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Merci aux syndicats étrangers ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Notre combat depuis 15 ans bientôt concerne en tout premier lieu les travailleuses et les travailleurs suisses ainsi que leurs collègues étranger(e)s qui exercent une activité à Genève.

 

Parmi ces derniers, il existe une population très importante pour l’économie suisse et même pour l’économie mondiale : la masse de travailleuses et travailleurs sans documents de légitimation.

 

Ces personnes travaillent souvent dans des conditions proches de l’esclavage, au vu et au su des autorités. Ces responsables cachent le problème, sans doute pour ne pas ternir l’image de la Suisse, et laissent faire sans penser à l’énorme prix social que cette attitude engendre.

 

L’ADETRA pour sa part est tenue, selon ses statuts, d'accepter l’adhésion des travailleuses et travailleurs appelés pudiquement « non déclarés » à défendre leurs droits, ainsi qu'à les informer sur leur autodéfense, directement ou par le moyen de nos avocats.

 

Il arrive cependant que nos collègues, las des procédures et de la mauvaise foi de certains décideurs, réintègrent leurs pays d’origine, même après des dizaines d’années d’activité pénible en Suisse, pour cause de maladie par exemple, ou pour finir leurs jours au sein de leur famille !

 

S’agissant notamment de Genève, ville internationale par excellence, nous avons compris depuis le début de notre travail, que celui-ci ne saurait pas compter sans la collaboration des organisations progressistes comme la nôtre, dans les pays de retour. Autrement dit, nos collègues qui quittent la Suisse doivent pouvoir compter avec des syndicats libres qui assurent le suivi.

 

C’est à ces syndicats et organisations que nous voulons dire aujourd’hui un grand merci.

 

A titre d’exemple, parmi d’autres, citons le cas de l’Agepym (syndicat de la fonction publique et de la magistrature au Salvador, Amérique centrale). Ce syndicat a servi de relais à l’ADETRA pour assurer le suivi et la défense de notre collègue S.M. Elle vivait plus que modestement et se battait, essayant d’obtenir réparation auprès du tribunal du travail à Genève contre une employeuse sans scrupules  qui l’avait exploitée plus qu’outrageusement. S.M. a décidé de partir afin de rendre son dernier soupir au sein de sa famille ; dans la pauvreté mais dans la dignité! Elle nous a laissé procuration et a entrepris ce qu’elle croyait être son dernier retour… !

 

Nous avons donné le cas à un avocat honnête (si, si ça existe) qui a fini par déjouer tous les pièges tendus par l’employeuse. Calomnie, diffamation, mauvaise publicité dans un journal, fraude de domicile, et nous en passons, et a gagné le procès.

 

Nos correspondants au Salvador ont contacté S.M. dans son bidonville et l’ont aidé pour qu’elle envoie en bonne et due forme les documents exigés par le tribunal, l‘ont soutenu et lui ont donné du courage… jusqu'au moment où finalement (tout arrive dans la vie) l’employeuse fautive a été obligée de payer une somme, plus les intérêts courus, et que notre collègue au Salvador a pu l’encaisser !

Inutile de vous informer que S.M  a, petit à petit, refait sa vie avec la solidarité surtout morale des siens. Sa santé va mieux. Elle s'est lancée dans une formation de couturière à 50 ans !! Et elle regarde l’avenir avec un certain optimisme.

 

Ceci pour vous dire en résumé que la bonne entente entre l’ADETRA et son correspondant à l’étranger a porté ses fruits et a permis ce « happy end ».

 

Merci à eux et à tous ceux qui, à travers la planète, nous aident dans ce travail titanesque !

 

L’ADETRA

 
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